Forum 2008 du Défap
Le prochain forum du Service protestant de mission se tiendra à Hyères / La Londe les Maures (Var) du 18 au 20 avril.
Explications pour l’inscription et accès ici
Lu dans Mission, journal mensuel du Service protestant de mission :
MISSIONNAIRE ET/OU HUMANITAIRE ?
Quel témoignage aujourd’hui ?Pourquoi ce thème, sous la forme d’une double interrogation ?
Le Service protestant de mission s’enracine dans la tradition des sociétés missionnaires de la fin du XVIIIe et début du XIXe siècle. A l’origine, la société des Missions évangéliques de Paris créée en 1822 a eu pour objectif d’annoncer l’ « évangile » aux « extrémités de la terre » (évangile de Matthieu). L’historien aujourd’hui essaye de retracer cette page fondatrice avec le plus d’objectivité possible au regard des critiques associant la mission à la colonisation. Avec l’indépendance des territoires, avant ou après celle des Églises, le protestantisme français a dû repenser son lien avec ce « champ » missionnaire. En effet au-delà d’une histoire commune plus ou moins bien partagée, avions-nous quelque chose à vivre dans l’avenir ?
Si l’héritage est souvent un enjeu qui cristallise les vieilles rancœurs et fixe les séparations définitives, les protagonistes de l’époque ont vu, dans ce moment historique, l’opportunité de créer une communauté d’Églises sœurs. Pour l’essentiel, cette nouvelle fraternité se construit sur le devoir d’assistance réciproque dans la construction des indépendances, l’édification des communautés et le renforcement des œuvres. La mission, la forme d’évangélisation et d’appel à la conversion seront remis à l’initiative et à l’autorité de chacune des églises.
Ainsi, du côté France, la mission traditionnelle, celle qui ouvrait le champ missionnaire pour y « planter » des Églises, celle qui avait sur le terrain jusqu’à cent missionnaires, a dû repenser son action et se concentrer sur l’appui de type entraide ou « diaconie ». Avec le temps et l’idéalisation d’un passé glorieux, le présent perdait ainsi son caractère classique missionnaire. Il devenait, pour le mieux, de l’humanitaire ecclésiastique quand bien même cet « humanitaire » permettait aux églises locales d’être missionnaire.
Aujourd’hui la question nous est posée brutalement : le Service protestant de mission, au-delà de son titre, est-il vraiment missionnaire ? Envoie-t-il encore des missionnaires?
Sinon, est-il devenu une ONG qui envoie des humanitaires – certes pour beaucoup, chrétiens et protestants – mais sans la vocation d’évangéliser les personnes rencontrées.
En outre, sur le terrain, des envoyés du Défap rencontrent des humanitaires engagés dans des ONG laïques mais qui, personnellement, peuvent partager la même foi. D’où la seconde question : « Quel témoignage aujourd’hui ? » À quel niveau de préoccupation et de partage sur le terrain ferons-nous de l’humanitaire ou du missionnaire ? Est-ce que cela reste dans le domaine personnel du témoignage ?
Dès lors, vous pouvez comprendre que le débat s’installe avec plus ou moins de vigueur et de conviction. Le forum aura à apporter des pistes pour mieux aider à comprendre s’il y a une frontière entre l’humanitaire et le missionnaire. Il aura aussi à dire les passages de l’un à l’autre…et souligner si et comment le missionnaire peut apporter une voix dans le débat autour du fait religieux omniprésent sur le terrain.
D’où, pour nous, l’intérêt de votre présence et de votre stand pour donner à voir concrètement comment votre engagement répond en totalité ou en partie à nos interrogation
Lu dans Échanges
Les défis de la mission
Pour beaucoup de chrétiens, le sens de la Mission est aujourd’hui peu clair et l’élargissement de son domaine – santé, éducation, humanitaire, social… – les conduit à croire que c’est affaire de spécialistes. Or, l ’Eglise et tous les chrétiens sont appelés à participer à la mission de Dieu.
Laza Nomen Janahary Pasteur de l’Eglise évangélique luthérienne de France à Paris, Responsable de l’équipe régionale mission, Échanges n° 327, avril 2008, p. 13 :
Le premier défi de la Mission, en tant que projet de Dieu, se trouve dans la prière. La mission peut être une rencontre avec un mystère. Mystère d’un Dieu dont l’amour embrase et embrasse le monde, mystère de la puissance de son Esprit présent en des lieux inattendus, de manières imprévues. Accordons-nous une place à cette préoccupation dans notre prière personnelle et dans notre liturgie ? Les paroisses savent-elles articuler les temps de prière avec l’engagement dans le monde ?
Le deuxième défi est l’évangélisation. L’Eglise ne peut se soustraire au mandat explicite du Christ. Elle ne peut pas priver les hommes et les femmes d’aujourd’hui de savoir qu’ils sont aimés de Dieu et sauvés par lui. La proclamation peut se décliner dans la célébration liturgique, dans l’ouverture des lieux de culte en semaine, par une évangélisation d’estrade (selon le terme du pasteur Schlumberger), à travers l’accompagnement des personnes en quête de Dieu, de sens, de guérison… Peut-on encore évangéliser en faisant du porte-à-porte, en distribuant la Bible sur les places publiques, en organisant des concerts spirituels, en proposant des séminaires ?
Le troisième défi appelle à l’œuvre de libération. La mission concerne les êtres dans la totalité de leurs besoins. Elle touche les individus et la société, l’âme et le corps, le présent et l’avenir. Au IVe siècle, Jean Chrysostome disait : « Tu veux honorer le Corps du Christ ? Ne le méprise pas lorsqu’il est nu. Ne l’honore pas ici, dans l’église, par des tissus de soie tandis que tu le laisses dehors souffrir du froid et du manque de vêtements ». Le travail de libération se manifeste dans la diaconie : écoute et accompagnement de toute personne en situation de fragilité, de handicap et de rupture, souci de la justice et de l’équité, solidarité avec les pauvres et les exclus.
Le quatrième défi consiste à transmettre. L’Eglise ne se contente pas d’un héritage. Elle est appelée à devenir « proposante » de la foi. Proposer se conjugue ici avec appeler, édifier, enraciner ou/et communiquer. Le pasteur Daniel Bourguet, lors du synode régional Cévennes-Languedoc-Roussillon de l’Eglise réformée de France en 2001, avait mis l’accent sur la relation corollaire entre croissance de l’Eglise et transmission/approfondissement de la Parole. Selon lui, « un des véritables projets théologiques de la mission ne devrait pas être pour une Eglise qui veut grandir mais pour une Eglise qui veut que grandisse la Parole de Dieu ».
L’enseignement de la Parole et sa transmission touchent aussi bien les enfants et les jeunes que les adultes. La catéchèse, les parcours bibliques, l’initiation à la théologie, la formation universitaire, les ressourcements et la communication multimédia sont des champs prioritaires de la mission.Ces quatre défis montrent dans quels domaines l’Église est appelée à s’investir aujourd’hui. La communion avec Dieu, dans la prière individuelle et communautaire, est une dimension intrinsèque de la mission, parce que c’est d’abord dans une attitude priante que l’Église et tous ses fidèles peuvent s’accorder ensemble à la mission.
Le projet de Dieu pour le monde ne peut se glaner qu’à partir d’une écoute profonde de l’Esprit et de la méditation de sa Parole.





Cher Frere
C’est une joie pour moi de vous ecrire depuis Centrafrique.En effet,je suis Pasteur et responsable de l’association des eglises evangeliques la bonne nouvelle qui compte 8 jeunes a Bangui.Ma joie est de collaborer avec vous dans les ong humanitaire.Je vous invite de venir visiter mon pays ronger par la pauvrete.
Salutations
Frere
Jean
Par ouabangui jean diboski le Mercredi 30 juillet 2008
à 12. 06
Bonjour,
C’est avec une attention particulière que j’ai lu cet article.Je puis vous dire que la priorité varie selon l’endroit où l’on peut se trouver.
Je suis Pasteur centrafricain, Président de notre dénommination et acteur de developpement(Responsable d’une ONG) qui travaille dans un contexte où les défis sont plus nombreux.
Ceux qui souhaitent se joindre à nos actions sont les bienvenus.
Par RODONNE SIRIBI Clotaire le Jeudi 30 octobre 2008
à 8. 43
Cher Frere
Je vous remrcie pour votre interet que vous porté pour nous en Afrique.
Je profite de vous inviter pour 2 semaines a Bangui de venir partager la joie et l’amour du Seigneur avec nous.
Salutations
Frere
Jean Diboski
Par ouabangui jean le Dimanche 14 décembre 2008
à 12. 51