Alors que notre temple d’Antibes a cent ans cette année, nous voilà dans un projet de travaux de réparation : dégâts des eaux, chacun peut constater les infiltrations qui ont endommagé le mur du côté droit.
Pour célébrer dignement le centenaire, les travaux doivent être accomplis dès que possible.
Le temple d’Antibes
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Un temple : pourquoi ?
« La Grande maison », voilà le joli nom qu’ont trouvé Fuad et Mukbill, quelques mois après leur arrivée en France dans leur famille adoptive. Un nom qui semble s’être imposé de lui-même pour désigner « le temple », ce grand bâtiment qui abrite cultes et concerts et où ils se sentent chez eux.
Dans l’idéal c’est bien ça, une Grande maison : un lieu de vie et de rassemblement pour tous, pour chacun. Un chez-soi, un chez-nous. Un endroit où il est possible de se re-trouver. Un repère, au propre comme au figuré, pour les gens de l’intérieur comme pour ceux de l’extérieur. Un endroit identifiable, parce que là où il est implanté, le temple se veut être la façade visible de l’Église réformée : le temple, c’est une adresse, une présence physique.
Avez-vous remarqué combien une famille se distinguait par son adresse ? « C’est là qu’habitent les Ducoin, juste en face de chez les Durand ! »
Mais si « c’est là qu’habitent les réformés », devrait-on comprendre qu’il n’y a aucun lieu de vie ailleurs ? Les activités par quartiers, les cultes de maison, les journées intergénérationnelles en des lieux spécifiques démontrent le contraire, en bien des endroits. Il est possible – il est salutaire ! – de vivre l’Église ailleurs qu’au temple.
C’est précisément ce qui en fait une Grande maison.
La maison de famille héberge rarement toute la vie de toute la famille. Pour le moins elle en rassemble les membres éloignés pour un temps donné. Elle est le lieu et l’occasion de retrouvailles, d’évocation de souvenirs, de communion renouvelée, de joies partagées d’une saison à l’autre.
La Grande maison, et c’est sa force, permet à tous de venir partager avec chacun, par l’écoute de la Parole, la prière et le chant, ce qui a été vécu, ici et là, sous le regard de Dieu.Loïc de PUTTER
Saint-Etienne
Vocabulaire
Templetemple : mot qui vient du latin templum et qui signifie “maison du dieu”, où, dans l’antiquité, seuls les prêtres pouvaient pénétrer. Mais les églises chrétiennes dérivent, non des temples antiques, mais des basiliques qui étaient à l’origine des bâtiments civils où les paléo-chrétiens prirent l’habitude de s’assembler pour leurs exercices religieux. La Réforme, contemporaine de la Renaissance, procède d’un retour aux sources du christianisme, et à l’antiquité gréco-romaine, d’où l’utilisation, pour le bâtiment cultuel, du terme de temple par référence aux temples de Jérusalem et de Salomon (où pourtant les fidèles ne pénétraient pas) ou encore à la signification qui lui est donnée dans le Nouveau Testament où la construction matérielle passe du sens propre au sens symbolique. Voir les épîtres de Paul : Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu… (I Cor. III,16), Nous sommes le temple du Dieu vivant (II Cor. VI,16) et encore Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit (I Cor. VI,19). Les protestants français ont préféré utiliser ce terme de temple plutôt que celui d’église qu’ils ont réservé pour désigner l’assemblée des fidèles.
Source : http://temples.free.fr



